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Les méthodes musclées de la police et de la justice dans différentes affaires provoquent de sérieuses polémiques. Hier à l'Assemblée, les échanges ont été vifs à propos de l'interpellation du journaliste de Libération Vittorio de Filippis qui avait été emmené par la police, après avoir été menotté et insulté, pour répondre d'un simple délit de diffamation. François Fillon s'est dit « choqué » par les conditions de cette interpellation et a souhaité « une réforme profonde » de la procédure pénale au cours de l'année 2009. Il faut « tirer toutes les conséquences » de l'affaire Filippis « pour améliorer le fonctionnement de notre justice », a-t-il souligné.
Après avoir rappelé que le gouvernement travaillait à une dépénalisation des délits de diffamation et d'injure, le Premier ministre a conclu que « tout ceci doit aussi nous conduire à rappeler que personne n'a le droit de refuser trois fois de suite la convocation d'un magistrat » comme l'avait fait le journaliste de Libération. Dès lundi, Nicolas Sarkozy avait assuré comprendre « l'émoi » suscité par l'affaire, se démarquant de Michèle Alliot-Marie et de Rachida Dati qui avaient pris la défense de leurs troupes. Mais cette affaire n'est pas un cas isolé. À Marciac, la gendarmerie s'est livrée à un contrôle antidrogue dans une classe de troisième en présence de chiens. Par ailleurs, l'interpellation de dix militants d'un mouvement d'extrême gauche soupçonnés d'avoir saboté des installations de lignes TGV se solde finalement par la détention de deux prévenus. La police et la justice en feraient-elles trop ? Toujours est-il que certaines de leurs méthodes suscitent des inquiétudes en matière de libertés publiques.
Fallait-il faire un contrôle anti drogue, en classe, sur des enfants de 13 ans ? C'est la question qui agite le Gers depuis que la petite Zoé a livré son témoignage sur la façon dont elle a vécu le passage des gendarmes et d'un maître-chien, le 19 novembre, alors qu'elle était en cours au collège de Marciac. Certes, ce contrôle, respectueux des élèves, a été fait dans le strict respect des procédures et à la demande du principal de l'établissement. Mais lesdites procédures sont-elles adaptées à des enfants si jeunes ? C'est la question que pose Frédéric (en photo), le papa de Zoé, qui appelle à un rassemblement devant le collège, vendredi à 17 heures. Le président départemental de la FCPE et d'autres ont annoncé leur présence, « pour alerter les pouvoirs publics sur la confusion qui règne entre l'espace public d'éducation et l'espace de répression ». Tous estiment qu'il y a « 1 000 autres lieux pour faire des contrôles anti drogue, mais pas dans les écoles ». De son côté, la procureure a eu l'occasion de rappeler, jeudi dernier, dans La Dépêche du Midi que « les établissements scolaires ne sont pas des zones de non-droit ». Une polémique qui prend un tour national, puisqu'hier soir, Xavier Darcos, ministre de l'Éducation, s'étonnait des conditions d'intervention des forces de gendarmerie dans ce collège, et rappelait qu'il existait une convention entre les ministères de la Justice et de l'éducation qui balise ces contrôles. Par ailleurs, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur a adressé hier une circulaire aux préfets pour qu'ils veillent à ce qu'il n'y ait pas de confusion entre actions de sensibilisation et opérations de contrôle dans les établissements scolaires.
La goutte d'eau qui provoque la réforme. Hier c'était au tour de François Fillon de se déclarer « choqué » par l'interpellation controversée de l'ancien directeur de la publication de « Libération », Vittorio de Filippis. Mis en cause dans une affaire de diffamation suite à un courrier de lecteur sur internet, le journaliste a été interpellé vendredi dernier de manière un peu musclée. Les policiers lui ont passé les menottes devant ses enfants avant de le maintenir en détention pendant plusieurs heures et de le fouiller au corps à deux reprises. Cette affaire a secoué les hautes sphères du pouvoir jusqu'à Nicolas Sarkozy et son Premier ministre qui ont annoncé une réforme de la procédure pénale. La dépénalisation des délits de diffamation et d'injure permettra d'éviter l'implication d'un juge pénal et des forces de police écartant tout dérapage à l'avenir. Rachida Dati et Michèle Alliot-Marie avaient, elles, soutenu la procédure.
Après dix interpellations seuls deux suspects restent en prison. Les moyens déployés par le ministère de l'Intérieur sur l'affaire du sabotage de la SNCF ont été considérables. Rien de moins que la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) ainsi que la Sous-direction antiterroriste (SDAT) ont été mobilisées pour stopper un groupe appartenant à l'ultra-gauche, « mouvance anarcho-autonome » selon les termes de Michèle Alliot-Marie. Après dix arrestations simultanées en Corrèze, dans la Meuse, en région parisienne et à Rouen, seuls deux suspects restaient hier soir en détention. En effet, la cour d'Appel de Paris a ordonné hier la remise en liberté de trois des cinq jeunes incarcérés. Il ne reste que Julien Coupat, chef présumé du groupe terroriste et sa compagne. « Cette décision est un désaveu radical de toute cette procédure » a réagi leur avocate. Sur ce dossier la LCR a dénoncé une « dérive sécuritaire et liberticide galopante ». Le parti trotskiste regrette l'emploi de « grands renforts policiers très médiatisés ».
Le juge a-t-il bien agi ? L'émotion est encore très forte en Alsace après l'infanticide commis par Damien Blattner sur sa fille Charline âgée de trois ans et demi. On a appris hier que le juge des affaires familiales a obtenu que la mère, Nathalie Klein, accepte de laisser partir sa fillette chez son père qu'elle n'avait plus revu depuis deux mois. La mère a déclaré qu'elle s'était plainte de ne pas avoir été entendue par les gendarmes lorsqu'elle avait fait état des menaces de mort proférées par le père à l'égard de la petite fille. Des menaces qui ne semblent pas avoir inquiété le juge.
Les gendarmes se sentent montrés du doigt depuis le contrôle au collège de Marciac. « Que ne dirait-on sur notre immobilisme si on découvrait un jeune mort d'une overdose dans un collège ou un lycée », soupirent certains, amers devant les propos parfois haineux qui circulent sur cette histoire, depuis quelques jours, sur internet. Dans l'esprit de ces militaires, la polémique n'a pas lieu d'être. « Plus on sensibilise les enfants jeunes, plus ils font la leçon à leurs parents. Et depuis qu'on a multiplié radars et contrôles au bord des routes, le nombre de morts a chuté», explique un officier.
David Barbas, porte-parole du Syndicat national des officiers de police.
Quelle est votre position sur l'interpellation du journaliste de « Libération » ?
La loi doit s'appliquer pour tous. Néanmoins, dans ce cas, le juge d'instruction y a été un peu fort. Une personne qui ne défère pas à une convocation, ce n'est pas bien. Mais il y avait d'autres moyens jouables. Dans des cas comme ça, il arrive que les policiers appellent le juge pour négocier.
Un syndicat de magistrats indique que les modalités de l'interpellation relèvent de la police…
Les policiers ont suivi les instructions d'un magistrat. C'est lui qui a choisi la manière forte.
La police ou la justice n'en font-ils pas trop parfois ?
Dans ce cas, c'est disproportionné mais il n'est pas toujours facile de jauger une affaire. Il faut avoir une connaissance du terrain, ce qui est un problème dans le 93 que tous les fonctionnaires essaient de fuir.
Cette affaire, n'est-ce pas une mauvaise pub pour la police ?
Oui. Mais le journaliste s'est mis dans une situation idiote. Alors qu'il est aussi un représentant de la société, en ne se présentant pas devant le juge, il donne l'impression de se placer au-dessus des lois.
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A marciac, c'est le principal Bernard Vilotte qui a demandé la descente de police. C'est la nouvelle république: Education (trés) Nationale et police unies dans le seul rôle de force répressive.
Bernard Vilotte avait peut être rgardé "au revoir les enfants" la veille. hein, bernard vilotte ?
Les gendarmes et policiers exigent qu'on les respecte ; c'est normal. Encore faudrait-il qu'ils soient eux-même respectables, ce qui est hélas, de moins en moins le cas. Et quand "l'individu" insulté ou molesté sans raison valable par de soi-disant représentants de l'ordre (dans ce cas pas celui d'un pays démocratique) proteste tant soit peu même poliment, il est immanquablement jeté en garde à vue, re-molesté et mis en examen pour outrage et rébellion et in fine condamné au moins une fois sur deux par un juge qui prend pour argent comptant les exagérations voire les mensonges éhontés des "assermentés". Ces dérapages se multipliant, il faudrait inonder les préfets, directeurs départementaux de la police et de la gendarmerie ainsi que les procureurs de pétitions de protestation et en envoyer copie à la Cour Européenne des Droits de l'Homme. La France est le seul pays de l'UE qui évolue de la démocratie vers la dictature et personne ne réagit énergiquement .
Alerter le modérateur | Voir profilArretez de vilipender les forces de l'ordre et la justice vous faites le jeux des délinquants et des voyous et aprés vous allez vous plaindre lorsque vous serez des victimes d'actes répréhensibles
Alerter le modérateur | Voir profilfranchement il faut ouvrir les yeux et voir que la société change et pas dans le bon sens .
Un rappel a l'ordre a l'ecole peut etre profitable et agir en electrochoc pour des jeunes qui peuvent etre manipulé par des individus ou d'autres jeunes sans scrupules .
Je vois des jeunes qui boivent en public regulierement sans que cela géne les adultes qui passent a coté d'eux alors banalisons aussi la drogue et laissons les voyous gouverner ?
C'est grace a des réactions de parents comme celles ci dessous que le laxisme s'installe et que "la tolérance " nous améne dans la situation actuelle ou violence , drogue , alcool sont en train de se banaliser .....
Et pour info je ne suis pas flic ......
Lorsqu'on vit dans état de droit comme est sensé etre le notre, la justice est basée sur un principe fondamental : la presomption d'innocence. La methode employée par la gendarmerie dans differents établissements scolaires du Gers et d'autres departements (Ardeche...) releve plus à mon sens de la presomption de culpabilité. C'est facile d'impressioner les jeunes en débarquant à la Rambo dans une salle de classe, sans meme dire bonjour! mais j'ai peur que ça ne soit pas tres efficace. Je ne suis pas contre des actions de sensibilisation et d'information, je suis contre ces methodes dignes de régimes dictatoriaux.
C'est sur que comme ça le FN est fini, sarko lui pique tout son electorat.
Il est scandaleux de lire ici que les gendarmes ont conduit "une opération courageuse", ou de lire là que celà a été "respectueux des élèves", et " fait dans le strict respect des procédures"... J'invite chacun à lire le témoignage de l'enseignant (qui, lui, est vraiment courageux) et de Zoé. Les forces de l'ordre ont agi avec violence, hurlements, mépris, cynisme... Le beau courage de terroriser des classes d'élèves avec chiens féroces à l'appui !! De qui se moque t'on ici ? Dans quel pays vivons-nous ?
CPour parfaire le tableau, l'hypocrisie consommée des autorités "« Que ne dirait-on sur notre immobilisme si on découvrait un jeune mort d'une overdose dans un collège ou un lycée ». Est-ce que celà justifie un tel rodéo, une telle violation de la dignité des jeunes et de leurs enseignants, alors que l'école devrait être et rester un havre de paix et de sérénité ?!!
La vérité, il faut bien la dire ici: depuis l'avènement de Nicolas Sarkozy, d'abord à l'Intérieur, puis à l'Elysée, les forces de l'ordre jouissent (à raison) d'un sentiment d'impunité totale, légitimant tout excès, et favorisant l'escalade de la violence, celle-ci pouvant justifier un tour de vis supplémentaire à chaque fois.
Il faut cesser cet engrenage, il faut mettre fin à cette escalade. Il faut mettre un point d'arrêt à l'impunité totale des responsables qui se livrent à de tels actes.
Il faut aussi se soucier de la triste image que la France donne à l'extérieur. Déjà accusée par l'Union Européenne à de nombreuses reprises de violations répétées des droits de l'homme, comment voulez vous que la France puisse encore faire entendre sa voix à l'étranger, quand les règles les plus élémentaires de ces droits sont bafouées chez nous ???
Faire lire la lettre de Guy Moquet dans les écoles, c'est bien, mais encore ne faudrait il pas que le régime Sarkozy en place ne refabrique pas de toute pièces la situation dénoncée par ce jeune résistant communiste.
Enfin, que les gens arrêtent d'accepter l'inacceptable ! Chacun à son niveau essaie de bien faire son travail... pourquoi une catégorie de la population, censée "donner l'exemple", s'affranchirait elle de son devoir de déontologie, et se considèrerait elle comme une caste ayant tous les pouvoirs ? Croyez vous que c'est comme ça qu'on peut réconcilier notre jeunesse et notre police ? En traitant les écoles comme des terrains de non droit ?
"l'école n'est plus un sanctuaire et la police doit maintenant y prendre place."
A n'en point douter, c'est un flic brutal qui parle.
Chercher d'abord POURQUOI !!!
Si votre gosse se met à boire ou à se droguer, c'est qu'il y a un problème, peut-être même sous votre propre toit : êtes-vous suffisamment disponible pour vos enfants ou vous travaillez + plus gagner +, votre relation avec le conjoint,
quels films regardent vos momes à la télé (violence, malheur, décès de SDF, personnes qui gagnent des millions en tournant une roulette)?
Sortez avec vos gosses avant qu'il ne soit trop tard (quand vous aurez travaillé jusqu'à 70 ans, alors qu'eux seront toujours au chomage !!!!
J'ai connu des flics respectables, mais ils n'étaient pas payés au rendement.
Mais qu'en la police commence a faire son boulot on critique car cela dérange .
La france est la championne de la critique et l'exemple est donné par les partis politiques .
Les gendarmes à Marciac ont mené une opération courageuse et exemplaire car s'attaquer au tabou de la drogue en milieu scolaire ce n'est pas facile , il faut savoir que la drogue circule dans les etablissements et nos chéres têtes blondes ne sont plus a l'abri , la drogue se banalise est c'est trés dangereux . Aussi un rappel à de loi sous forme de controle avec recherche de drogue c'est trés bien et cela peut provoquer un electrochoc chez bcp de jeunes .
La FCPE a un comportement ridicule à ce sujet car franchement il y a bien d'autres choses plus choquantes pour les jeunes et voir des jeunes de 14-15 ans se droguer ou boire , degrader tagguer, cela ne vous dérange pas ??????
Ouvrons les yeux , l'école n'est plus un sanctuaire et la police doit maintenant y prendre place .
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Mais ou va-t-on ?
Alerter le modérateur | Voir profil"le gouvernement travaille à la dépénalisation des délits d'injure"
Ah oui la il y a du travail utile, sans blague.
Il convient effectivement de réglementer les injures.
Bin moi j'ai envie de crier zut, flute, crotte ... ch ié!