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A la veille du Congrès, ce week-end était le théâtre d'ultimes pressions sur les élus récalcitrants, selon les intéressés, de la part de la majorité et de l'exécutif qui, en privé, se montrent désormais raisonnablement confiants sur l'adoption de la réforme des institutions. Evènement
Si Nicolas Sarkozy n'est pas à l'abri, lundi, d'un rejet du texte, qui constituerait un revers personnel, l'UMP et le gouvernement s'emploient en tout cas à maintenir jusqu'au bout le suspense pour ne pas démobiliser les parlementaires de la majorité, pour certains peu enthousiastes à l'idée de voter cette révision constitutionnelle, la 24e depuis 1958.
La plupart des responsables de droite se relaient dans les médias pour affirmer que le scrutin se jouera à quelques voix près, situation inédite. La réforme doit être votée aux 3/5e des suffrages exprimés (60%) des députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles.
"C'est bon, ça passera. Le plus dur est derrière nous", assurait samedi un ministre. Un responsable UMP affirme même qu'au final, le oui disposera d'une majorité "supérieure à 10 voix".
Après le ralliement symbolique de Bernard Debré, fils du père de la Ve République, le camp des oui s'est agrandi samedi de deux députés villepinistes, Georges Tron et Hervé Mariton, qui refusent de participer à un "piège pour la majorité".
Dans un entretien au JDD, François Fillon affirme qu'il ne s'estimerait pas "désavoué" par un rejet de la réforme, excluant donc implicitement de démissionner de Matignon dans cette hypothèse.
"Je serais désavoué si j'étais désavoué par la majorité. Ce qui ne sera pas le cas (...) Avec Nicolas Sarkozy, nous aurons fait tout ce qui est en notre pouvoir pour assurer la réussite" de la réforme, ajoute-t-il en prenant bien soin de souligner: "cette réforme nous est totalement commune".
Selon certains députés, joints par l'AFP, le chef de l'Etat appelle lui-même, depuis Marrakech où il se repose jusqu'à dimanche, les derniers hésitants, tentant aussi sa chance auprès de ceux qui sont considérés, à l'UMP, comme "irrécupérables".
"Aux uns on a promis des secrétariats d'Etat, aux autres des avantages pour leur circonscription, d'autres encore ont été menacés d'un redécoupage leur faisant perdre leur siège. On a distribué carotte et bâton. Ce chantage s'est fait à ciel ouvert", dénonçait samedi dans Le Parisien François Bayrou (MoDem). "C'est du jamais vu !", renchérit le député chiraquien Henri Cuq.
Evoquant des "appels" fréquents, la députée MPF Véronique Besse, qui entend toujours voter non, se dit "admirative" de ses collègues UMP "qui résistent encore": "on me demande ce que je veux", "on me demande si une mission sur la famille me ferait plaisir, en me disant qu'on s'arrangera sur les conditions" financières.
Au-delà de la droite, alors que le camp des non devrait faire le plein au PS, au PCF et chez les Verts, les efforts se concentrent sur les centristes, les radicaux sans oublier les élus des DOM-TOM.
"Difficile pour un élu domien, y compris de gauche, de résister au rouleau compresseur du gouvernement qui lui promet des kilomètres de bitume dans sa circonscription enclavée !", déclare une source socialiste.
"C'est une semaine qui risque de coûter cher aux finances publiques...", persifle un parlementaire UMP, "atterré" par de tels "marchandages" pour une réforme "qui ne mérite pas tant d'énergie".
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Cette réforme des institutions vise à renforcer, comme s'il en était besoin, encore davantage les prérogatives présidentielles et la main mise sans partage de Nicolas Sarkozy sur tout ce qui fait la France. La dernière fois que le congrès s'est réuni, c'était à propos du traité Européen dit "simplifié". le parti socialiste s'était abstenu, rendant possible le vote de ce traité par le parlement. Ce matin, jack Lang, annonce sur France Inter qu'il votera oui. Les choses ne se faisant jamais ou rarement par hasard, allons nous assister à une nouvelle trahison orchestrée à gauche par le parti socialiste? Cet après midi à 15h30, nous saurons si ce que j'ai appelé le gouvernement Socialo-Sarkozien, prend une nouvelle envolée. A mes yeux, il ne fait maintenant plus aucun doute qu'un strapontin pourrait être confié à jack Lang lors d'un prochain remaniement ministériel. Ce ne serait pas le premier (ni le dernier?) éléphant du ps à faire allégeance au petit caporal.
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