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L'axe Toulouse-Barcelone, via l'Ariège, sera-t-il fini un jour ? « Il reste 53 km à réaliser côté français. Ce sera fait dans les 10 ans ». Augustin Bonrepaux, président du Conseil général de l'Ariège, en est convaincu. « Le projet avance vite côté espagnol. Cela nous incite à réagir. Il faut trouver une solution et la mobilisation est en cours ». La Chambre de commerce et d'industrie de l'Ariège et le Conseil général ont signé ce mercredi une convention de partenariat pour aller dans ce sens. Premier effet concret : une enquête de la CCI va débuter le 8 juillet pour « vérifier et valider les arguments qui plaident pour ce projet » explique Paul-Louis Maurat, président de la CCI.
Depuis 2003, l'E9 est en panne. Bloqué à Tarascon. « Les plans se sont succédé mais depuis 2003, on n'avance plus. Le contrat de plan est aujourd'hui terminé, les routes ne rentrent plus dedans. Cela nous amène à dire que l'État ne fera rien. Mais on ne peut pas ne rien faire. Il reste 17 km côté espagnol. Quand ils auront fini, l'État ne pourra pas rester les bras ballants. Il nous demande des économies. L'étude est faite pour lui montrer qu'il peut faire des économies. Mais on ne peut pas attendre que l'État fasse cette liaison sinon cela prendra des décennies ».
L'exemple de la Maurienne, dans les Alpes, revient souvent dans la bouche des Ariégeois. « Là-bas, tout le monde était pour car ils avaient compris que l'augmentation des flux de camion devenait impossible. Est-ce que nous allons attendre que les flux de camions augmentent aussi chez nous ? Car vu les données chiffrées, ils vont augmenter », lance Paul-Louis Maurat. « À l'époque, l'État avait donné 100 millions d'euros pour la Maurienne. Je n'en demande pas plus » renchérit Augustin Bonrepaux.
Le président du Conseil général a son idée : « La solution, c'est une liaison rapide aménagée par une concession, avec péage. Cela obligera à maintenir l'actuelle nationale, gratuite, qui pourrait être transférée au département. Une économie de plus pour l'État. Pas d'autoroute à 2x2 voies. Le terrain ne s'y prête pas ».
Les arguments avancés pour terminer cette liaison Toulouse Barcelone restent les mêmes : gain de temps et de distance, des passages côtiers (Perthus et Biriatou) saturés, développement économique et touristique pour le département et au-delà pour la région et l'État, ainsi que la « pertinence de l'itinéraire au regard du Grenelle de l'environnement. »
Autant d'élément que l'enquête entend mettre en lumière. Les conclusions de celle-ci sont attendues pour la fin de l'année 2008.
« Idiot ». Pour Françoise Matricon, porte-parole des Verts de l'Ariège, la réaction devant ce projet est claire. « La situation climatique et énergétique actuelle plaide à l'envers de cette idée de construire encore des voies rapides. Et il n'y a pas que les Verts qui le disent. Chaque jour, nous entendons des transporteurs qui ferment parce qu'ils ne tiennent plus. Il y a une crise pétrolière grave. Malgré ça, on persévère dans la même direction, avec les mêmes solutions. Il faut arrêter avec la route et la circulation, sur des petits ou des grands axes », explique-t-elle.
Les défenseurs du projet jouent eux aussi la carte écologique : « Oui, la route pollue. Mais un trafic fluide pollue moins que les bouchons que l'on peut voir à Tarascon ou pour monter vers l'Andorre. Le passage par l'Ariège permet aussi de réduire la distance par rapport à celui par le Perthus », argumente Augustin Bonrepaux.
Des retombées économiques et touristiques potentielles ? Françoise Matricon répond que « les crises que nous connaissons et qui arrivent vont balayer les retombées. Il faut investir en local, relocaliser au lieu de parler de désenclavement. Et puis les relations entre Toulouse et Barcelone vont très bien. On n'a pas besoin de travaux pharaoniques faits par du privé pour avoir une route payante. Vous parlez d'économies ».
Que l'Andorre et L'Espagne soient préssés de traverser plus vite l'Ariège ne fait aucun doute. C'est un problème économique et leurs marchandises ont besoins de circuler plus vite pour alimenter toute l'Europe. Mais que l'on ne nous dise pas que cette opération est au bénéfice des Ariègeois. Notre vallée de l' Ariège va être massacrée au profit d'une plus grande circulation automobile et nous connaitrons une augmentation du trafic des camions. Cela ne serait pas si grave s'il s'agissait d'une simple déviation avec une voie montante et une voie descendante. La circulation serait limitée à 90kms par heure. Mais là, créer une autoroute à péage, c'est prévoir une autorisation de rouler à 130kms par heure. Il ne fait aucun doute que cela produira autant de pollution sonore que nauséabonde. je n'ai pas besoin d'aller faire un tour dans la vallée de la Maurienne pour savoir cela.
En vérité, les acteurs de cette prochaine ignominie libérale, ne doivent pas habiter sur le tracé du parcours prévu. Cela ne les concerne donc pas en premier chef. Quant à parler du développement économique et la création d'emploi pour l'Ariège, c'est aussi se moquer du monde. Il est aussi bien connu que ce sont les métropoles situées à chaque bout du parcours (Toulouse et barcelone) qui en profiteront le plus largement. A l'heure où les spécialistes prévoient un barril de pétrole à 200 voire 250 €uros avant peu, il serait peut-être plus intelligent se se poser la question d'une meilleure utilisation du train. Et cela autant pour les marchandises que pour les passagers. Mais le maintien de la ligne Toulouse Latour de carol et son développement n'intéresse pas nos élus qui n'y voient là rien ou pas grand chose à gagner.
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Comment procèdent ils en Espagne pour avancer plus vite???? N' y a t il pas la mm crise pétrolière en Espagne ???? Les voix de l' Ariège sont elles pour le progrés ou contre tout ????
Alerter le modérateur | Voir profilJe crois avoir lu récemment que ce département détenait le pourcentage record de population vivant en dessous du seuil de pauvreté.
Le désert industriel actuel ne leur a pas encore permis de revoir leur position, le "tout tourisme" qu'ils semblent avoir choisi ne pourra réussir sans voies rapides de communication génératrices d'emplois, de richesses.Mais est ce bien cela que souhaitent les ariegeois ???