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« J'étais terrorisée, je tremblais, j'étais incapable de parler. » En pleine nuit hier, vers 2 h 30, quatre infirmières d'un bloc opératoire de l'hôpital Rangueil ont soudain vu surgir un patient venu d'un autre service, un homme en état de délire armé d'un extincteur qui a fracassé la porte de la pièce où elles s'étaient précipitées. Encore sous le choc, une de ces infirmières, Muriel, 42 ans, mère de deux enfants, raconte ces longs moments de peur. Elle qui compte vingt ans de travail, qui n'est pas syndiquée, s'interroge, comme ses collègues, sur la sécurité au sein de l'établissement et sur ses conditions de travail.
« Nous venions de finir le travail au bloc. Deux infirmières se reposaient dans une pièce. J'étais allongée sur un matelas, dans le couloir, avec une collègue. Une cinquième infirmière était dans une pièce voisine. Un peu plus tôt, une collègue avait aperçu par la fenêtre des vigiles en train de courir. Tout d'un coup, sans qu'on sache d'où il venait, on a vu un bonhomme surgir avec un extincteur. Il portait une chemise de malade et un pantalon civil. Une infirmière a donné l'alerte. Moi, j'étais assoupie, je n'ai pas réagi sur le moment. Les filles sont venues me chercher. On a juste eu le temps de se réfugier dans une pièce, la seule qui ferme à clé. Le malade nous a entendues. Il est arrivé comme un hystérique. À travers la vitre de la porte, je voyais son visage. Il a tapé un grand coup sur la porte avec son extincteur puis dans la vitre qui a volé en éclats. Heureusement, l'une d'entre nous qui avait plus de cran a réussi à lui parler et à le calmer. Elle avait appelé la sécurité. On a passé 10 mm à attendre, ça nous a paru interminable. On est toutes choquées. On vient pour travailler à l'hôpital, on s'attend pas à ça. Il y a une porte qui donne sur l'extérieur qui ne ferme pas. On peut rentrer comme dans un moulin. Et les vigiles nous ont dit qu'ils n'étaient que deux. »
L'infirmière réagit d'autant plus mal que cet incident survient dans un contexte de conditions de travail jugées difficiles. « C'est le plus gros bloc de Rangueil. Il y a un turn over important. Et quand on dit que ça va mal, on n'est ni écouté ni soutenu. Il y a une déshumanisation des relations de travail. Même entre nous, il n'y a plus la même solidarité qu'avant. »
Hospitalisé en néphrologie, sous le coup d'un sevrage alcoolémique, le malade, après son agression, a été pris en charge aux urgences. « Hier, nous avons complètement sécurisé la zone concernée par le blocage des ascenseurs, la fermeture de la porte d'accès au bloc et la vérification des accès de secours. Les vigiles assureront également des rondes dans ce secteur », souligne Jacques Delmas, directeur du centre de gestion des blocs opératoires qui observe que, hier soir, les vigiles sont intervenus « rapidement ». «La disparition du malade a été signalée à 2h35, il a été retrouvé à 2h45.» Un soutien psychologique a été mis en place pour le personnel. Les victimes, comme le CHU, vont porter plainte.
D'après ce que je lis, Muriel n'était pas syndiquée... contre les alcolos? et voilà ce qui arrive !
Alerter le modérateur | Voir profilquand j'étais jeune je travaillais comme laborantin dans une clinique et je m'étais fais une specialité de "neutraliser les individus en crise de délirium"une infirmière me suivait avec une seringue de largactyl et roule jeunesse , et le dimanche je me frotais aux adversaires sur un terrain de rugby , ça me faisait de l'entrainement ,que des succès !(à la clinique)
Alerter le modérateur | Voir profilDonnez un seul endroit où l'état est patron, où les choses sont gèrées comme elles doivent l'être. C'est pas pour faire le malin, c'est juste pour me rassurer. Parce que, les impôts, ont les donne...
Alerter le modérateur | Voir profilheu...je sais pas...la Société Générale...houps, non c'est du privé, désolé^^!!!
Alerter le modérateur | Voir profilCette infirmière dont le journaliste tient à souligner qu'elle n'est pas syndiquée. Pourquoi ? Doit-on penser que dans le cas contraire sa parole aurait moins de poids ?
Notons également que c'est la même qui se plaint plus loin de la perte des solidarités...
Peut-être qu'un discours véritablement syndical permettrait de pointer les vraies responsabilités, au lieu de tous ces flous : on, ils...
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C'est pas après qu'il faut prendre des mesures de précautions , c'est avant ! C'est vraiment le mal de notre temps : on sécurise après les drames (juste pendant les quelques quelques jours necessaires à faire tomber la pression) et nous on est contants.
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