Gaza. Tragédie à l'écoleQuarante-trois personnes ont été tuées hier dans une école gérée par l'ONU, au nord de la bande de Gaza. Une frappe particulièrement sanglante qui...
Cette fois, trop c'est trop. Réclamé depuis des semaines par des riverains exaspérés et des observateurs de plus en plus inquiets devant la lente dérive constatée aux pieds des tours, la sécurisation du quartier Bagatelle, une cité « sensible » de Toulouse, est annoncée. Hier après-midi, la police a envoyé sur place des effectifs en nombre. Des fonctionnaires spécialisés dans le maintien de l'ordre, dans l'interpellation et même une équipe cynophile. « Et nous resterons le temps qu'il faudra. Le temps que certains jeunes habitants comprennent qu'il existe d'autre façon de s'amuser que de brûler les voitures et de caillasser policiers ou pompiers. Et le temps que la population retrouve la tranquillité qu'elle mérite », annonce le contrôleur général Breque, patron de la sécurité publique.
Prémonitoire, lundi, le procureur général Davost avait souligné l'ampleur des violences urbaines à Toulouse. Et ses effets dévastateurs notamment à Bagatelle où le nombre de faits a doublé sur une année (à fin novembre, 405 faits contre 227 en 2006). Lors de la même après-midi, les magistrats du tribunal correctionnel envoyaient pour les dix-huit prochains mois un garçon de 20 ans en prison. Fin novembre, il avait expédié un cocktail Molotov sur les CRS à… Bagatelle. Le soir, les policiers étaient pris pour cible. Et mardi soir, nouvelles violences (notre édition d'hier). Le préfet, sans doute fatigué de ce feuilleton sans fin, a provoqué une réunion hier après-midi pour rappeler au patron de la police toulousaine qu'il n'était que temps de stopper l'hémorragie.
« Un pansement de plus sur une jambe de bois », glisse un observateur familier du secteur et qui espère travail de fond et changements. Certains espèrent qu'il arrivera avec le grand projet de ville. Depuis deux ans, les tours tombent et seuls les remplacent de gros cailloux et des zones terreuses façon no man's land. Pas de quoi se réjouir. Récemment, des élèves de l'école Falcucci ont été invités à dessiner leur vision du quartier. Sur les créations de ces enfants de moins de 10 ans, il ne manquait rien : ni les arbres, ni les tours, ni les voitures en feu…
L a tension mardi soir autour de la rue Buffon, à Toulouse, a entraîné la colère des riverains, mécontents de ne pas voir arriver la police (notre édition d'hier). Au lendemain d'une soirée tendue, où cinq véhicules, quelques poubelles ont été détruites par le feu et des policiers encore caillassés à Bagatelle, le patron, le contrôleur général Jean-Paul Breque s'explique. Sur l'intervention, ses retards, et sur les problèmes posés par cette cité « sensible ».
Que s'est-il passé mardi soir ?
Jean-Paul Breque : « À 19 h 30, nous avons été avertis d'un feu de voiture. Un équipage de la brigade anticriminalité est arrivé très vite sur place. L'équipage a été pris pour cible par une quinzaine d'individus. Ils n'ont pas pu avancer. Il a fallu mobiliser des renforts.
Cela a été long…
Sur Toulouse, nous gérons 500 000 habitants. On ne peut pas concentrer nos forces sur un seul quartier. Et si les pompiers interviennent seuls, ils sont immédiatement pris pour cible. C'est de ma responsabilité que ni eux, ni mes hommes ne prennent des risques inconsidérés. Surtout que les voitures brûlaient à l'écart des zones habitées. En tout cas sans danger immédiat.
Pour les riverains, confrontés à une voiture qui brûle, ces minutes sont interminables…
Je le comprends. Cela sera toujours trop long. Dès que les forces ont été suffisantes, nous avons progressé et les opposants se sont évanouis très rapidement. Ils ont été poursuivis jusqu'à la rue du Cher où les caillassages ont été endigués par l'utilisation de grenades lacrymogènes. Le site était alors sécurisé et les pompiers sont intervenus.
Après les incidents de lundi, pourquoi ne pas avoir prévu un dispositif de surveillance ?
Les affrontements lundi ont été violents et vite maîtrisés. Et il est toujours délicat de mobiliser du monde uniquement sur un quartier.
Pourtant, un dispositif a été mis en place cet après-midi ?
Bien sûr. C'est quand même difficile de faire comme si rien ne s'était passé… Et nous laisserons ces forces sur place le temps que le calme revienne.
Le quartier Bagatelle pose-t-il des problèmes particuliers ?
C'est peut-être plus diffus, l'organisation est différente… Les problèmes existent ailleurs aussi. Vendredi dernier, au bout d e la rue de Kiev à la Reynerie, une voiture de patrouille qui attendait au feu a été violemment caillassée par un groupe d'individus sorti des sapins. Gratuitement, sans raison. Face à de tels comportements, on marche sur la tête ».
Invariablement les voitures brûlent à Bagatelle. Invariablement les réactions des habitants du quartier parlent de « révolte », de « colère », de « tristesse ». Ras le bol, les riverains. Mais pas de façon conjoncturelle. « On est abandonnés depuis 30 ans ici. C'est ça qui est triste. Les jeunes pètent les plombs, et ils péteront encore les plombs. Et peut-être qu'ils finiront par aller péter les plombs des riches au centre-ville », commente Ahmed, un quinquagénaire.
« Qu'ils aillent brûler ce qu'ils veulent en ville, renchérit Paul, exaspéré. C'est quoi cette vie. On dirait qu'on est assiégés. Entre les jeunes qui font des conneries et les CRS qui sont là tout le temps, y en a marre ! »
Pour cette retraitée qui vit rue Du Bellay, à deux pas des événements de ces deux derniers soirs, c'est la consternation et la crainte qui dominent : « C'est lamentable ! Révoltant. On n'est tranquilles nulle part. Mais qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qu'il faut dire ? Je ne peux rien dire sinon on est traités de racistes. C'est aux pouvoirs publics de faire quelque chose. Moi, je ne me sens pas à l'abri. Le samedi, rue du Lot, c'est le gymkhana avec les voitures… Je vais faire mes courses le matin, voyez, et ensuite je rentre, je m'enferme chez moi et n'en sors plus. »
« Depuis le temps qu'on dit qu'il y a urgence ! s'emporte Ali Kourak, président de l'association GM 99 et qui se présente d'ailleurs aux cantonales sur le canton 11 en « candidat citoyen » sur cette problématique des quartiers. Depuis le temps qu'on dénonce toute forme de délinquance ! Depuis le temps que le dialogue ne passe plus entre la police et les jeunes ! Cette jeunesse ne se reconnaît plus en rien. Elle se radicalise. Elle est livrée à elle-même et fait n'importe quoi. Il faut mettre les moyens pour sauver ce qui peut l'être. Avant qu'il ne soit trop tard. »
« Pour moi, c'est une zone de non-droit », lâche, dépité, le propriétaire de la Peugeot 306 qui a été incendiée mardi soir rue Buffon (notre édition d'hier). Ce charpentier, qui réside dans cette rue, en lisière de Bagatelle, désigne d'une main la rue Vestrepain et ce coin de quartier où, chaque jour, des jeunes ont l'air de monter la garde. En marge des incidents de ces derniers jours, les habitants de cette rue se sont mobilisés sur un autre problème. La rue est le point de passage des collégiens qui rentrent chez eux. Et ces passages se traduisent régulièrement par des vitres de voitures brisées et d'autres dégradations. « On n'ose plus se garer devant chez nous », souligne un riverain. Tous ont signé une pétition. Le problème a été signalé au collège George-Sand où la principale a demandé aux professeurs de sensibiliser leurs élèves.
En France, la Police est à droite, et la Justice à gauche.
La Police fait un travail remarquable et particulièrement difficile, régulièrement "saboté" par une Justice laxiste et démagogue.
Une Justice indépendante, Oui! Une Justice politisée, non!
Violences urbaines.
A la lecture de l'article, je ne peux rester indifférent. Je suis un habitant de la campagne
où ces dérives n'existent pas. Ici, nous n'avons rien..., les voisins sont des amis et il ne
nous viendrait pas à l'idée de leur nuire. Gagner sa vie, est difficile en tout lieu.
Nous avons tous besoin de nous entr'aider pour survivre et à la campagne, cette première notion
est bien inculquée dans notre esprit. Nos revenus sont bien souvent moins importants qu'à
la ville mais nous avons moins de tentations. Nous nous contentons de peu et les distractions
sont la lecture, la télé, et la promenade. Le travail ne manque pas car nous subissons la loi
de la nature en fonction des saisons. Faire face à l'entretien courant est notre premier loisir.
Bien sûr nous avons aussi des jeunes "agités, réfractaires, réactionnaires et qui pensent à faire les imbéciles", mais il me semble qu'ils sont mieux endadrés par les parents (et aussi les voisins)qui canalisent leur tempéremment ougueux. J'ai un certain âge et lorsque je vois un "jeune" qui n'est pas trop à sa place je me permet de le lui remettre simplement, en principe tout se passe bien et ça ne m'arrive pas très souvent. Ces attitudes aident à l'harmonie de notre société. Je pense aussi qu'il faut être respectable pour être respecté ces mots semblent avoir changé de sens en milieu urbain où la respectabilité est associée au caïdat. On peut être respectable sans être "riche" il faudra bien le faire comprendre à certains. Etre parent est respectable et les enfants doivent assimiler cette notion. Je viens d'apprendre que les tenanciers de bistrot allaient être soumis à un brevet professionnel, faudra-t'il aussi un brevet professionnel pour les parents ?
... Police, trouvez le 'caïd', je crois que c'est lui le vrai coupable en France. Exit la droite et
la gauche dans ce sujet...
On se croirait à counter-strike, la police contre les terroristes....heuu les jeunes délinquants :)
Alerter le modérateur | Voir profilla France ne fait que récolté les raisins de ses anciennes colonisations.Le vin a le gout amer.
Alerter le modérateur | Voir profilDes caïds ? Quelle vision simpliste ! Il suffirait alors d'arrêter quelques "aînés" en Rayban et Rolex (attention, pas Faubourg St Honoré !) pour regagner la tranquillité ?
Comme l'écrit Plombard, la réalité est beaucoup plus complexe, et aussi plus triste. Elle peut se résumer par la formule No Future, qui n'est hélas pas simpliste, elle. Il n'y a face à ces jeunes que des portes qui se ferment. Elles se ferment car elles faignent d'être ouvertes avant de se refermer ! Il y a l'image ravageuse du fric et de l'insolence jusqu'aux plus hauts degrés de l'état. Il y a cette spirale de haine entre police et jeunes désoeuvrés. Bien sûr beaucoup de ces gars ne sont pas des enfants de coeur, et certains semblent s'être enfermés dans un nihilisme inquiétant. Mais enfin, qui soutiendra que la société qui les entourent est bonne, généreuse et accueillante ? Ces jeunes sont -peut être plus que la masse endormie des bourgeois de Brassens, conscients de la dérive actuelle de la société. Ils ne lisent ni n'écoutent Finkelkraut, mais ils ne sont pas loin d'arriver au même verdict.
tu crois ke si on leur enleve leur allocation ca va les calmer toi tu veux rajouter de l'huile au feu.
il faut etre plus severe avec les voyous et biensur il faut 100 fois plus de fonctionnaires de policiers.
Force est de constater que ce déploiement massif sent la gestion de crise précipitée avant de prochaines échéances électorales. Ces agitations respirent la volonté d'instaurer un climat de sécurité dans des quartiers défavorisés. Il ne faut pas être naïfs pour comprendre que la municipalité actuelle cherche à rassurer un électorat excédé par les agissements supposés de personnes issues de milieux dits mafieux ou clanistes et dont les reportages diffusés par le journal d'investigation de Jean-Pierre Pernaut se font fréquemment l'écho. Ces quartiers sont dans des situations sociales catastrophiques et les révoltes qui exaspèrent le quotidien des habitants de ces cités ne sont qu'une résultante de la démission patente de l'état (j'entends par là, approche sociale et non sécuritaire).
Bref, passé le 16 mars 2008, ces renforts de police disparaitront pour laisser le libre cours au désengagement désormais certain de l'état.
Il est grand temps de résoudre ce problème d'agressions envers les gens et les biens. Une minorité de 200 jeunes suffisent à faire regnier la terreur à Toulouse.
Je propose une intervention permanente de l'armée dans ces quartiers au moins pour protéger les personnes et les voitures des honnêtes gens. En plus cela entrainera les militaires au combat de rue !
Et surtout supprimer progressivement les allocations aux parents qui n'élèvent pas leurs enfant correctement.
Marre de ces quartiers à risque !!!!!
quand je pense qu'il y a n'a qui pense encore que ce sont les allocations familiales qui font vivre une famille c et nul nos mari travail dur pour faire vivre leur famille moi je vis dans ce quartier depuis plus de 40 ans, et je peux vous dire qu'il n'y a pas de caïd juste des petits jeunes qui ont trouver un petit jeu du gendarme et du voleur a échelle réel. Moi je dit que c'est ceux que l'on récolte quand on met des prof qui ont tout juste leur dipolme dans des écoles sensible quand on met une tout les gens a problème dans un même endroit (aucune diversification dans le habitations) et puis nous somme obliger de subir et si on veut déménager l'opac ne vous proposera que une autre citer par ce que les étranger ne doive pas ce mélanger on dois vivre entre nous.Moi ce que je pense c'est qu'y et le plus triste c'est que pour un enfants de 5 ans une voiture qui brule c'est banale, la répression n'a jamais arranger les choses ,sa calme mais pas pour toujours la solution et ailleurs
Alerter le modérateur | Voir profilEt toujours le brouillard du côté des voitures brûlées
Pour la nuit de la saint Sylvestre le bilan officiel annoncé par la DGPN deux jours après était de 372 véhicules brûlés.
Le ministre de l’intérieur se trouvait satisfait par ce chiffre qu’il déclarait en baisse de 7% par rapport à 2007
Or huit jours après ce bilan les chiffres sont revu à la hausse et passent à 878 véhicules soit 2,3 fois plus ,
et pourtant le ministre déclare à nouveau le chiffre en baisse de 9,7 %. Par rapport à un chiffre qui serait de
973 vécules brûlés le 31 12 06 or ce chiffre n’a été publié nulle part et ce n’est qu’au moment ou europe1
publiait ses propres chiffres relevés au prés des préfectures que le ministre le sortait des tiroirs pour pouvoir
annoncer une baisse malgré tout.C’est une méthode digne d’une république bananière mais certainement
pas digne de la France ,c’est inacceptable .
Même les députés sont tenus ignorants des chiffres réels des véhicules incendiés en France ,ce qui a valu
,une question écrite de la part de monsieur Charles Gautier sénateur socialiste de Loire Atlantique question
adressée à monsieur le ministre de l’intérieur dont voici le texte/
« M. Charles Gautier attire l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités
territoriales sur la difficulté de trouver les chiffres exacts des incendies volontaires de véhicules. Élus
locaux comme journalistes affirment la recrudescence d'incendies volontaires de véhicules. Malheureusement
aucun chiffre officiel n'est à la disposition des parlementaires. De fait, il est impossible d'établir les
répartitions par départements et agglomérations et motifs de ces actes de vandalisme. Dans un souci
de transparence, il souhaite donc que ces chiffres soient communiqués à l'Observatoire national de la
délinquance (OND) et rendus publics. »
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Aujourd'hui 5060 véhicules à vendre dans la région. |

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Et oui ces gens là veulent faire leurs propres lois.
Alerter le modérateur | Voir profilLa justice devrait leur retiré leurs allocations.et être plus ferme et d’arrêté de faire l’autruche
Ils savent que la justice est clémente alors ils en profitent.