Gaza. Tragédie à l'écoleQuarante-trois personnes ont été tuées hier dans une école gérée par l'ONU, au nord de la bande de Gaza. Une frappe particulièrement sanglante qui...
«Je suis sous le choc, je ne saurais même pas comment raconter l'histoire », confiait hier après-midi avec émotion, Paulette Laborde. Une demi-heure d'un véritable cauchemar.
Lendemain de réveillon terrifiant pour cette quinquagénaire qui n'est autre que la première adjointe au maire de Francescas, et sa mère Louise âgée de 75 ans, victimes hier matin d'une violente agression à main armée dans la ferme familiale du lieu-dit « Petit Jougla » qu'elles occupent ensemble, sans présence masculine depuis la mort du chef de famille. Une grande bâtisse retirée de la route, mal dissimulés par un cèdre et un sapin.
Il est un peu plus de 7 h 30 hier matin lorsque Paulette Laborde entend son chien aboyer subitement. C'est l'heure où cette agricultrice à ses heures, agent d'assurances et qui vend aussi ses légumes sur le marché de Nérac, va soigner ses poules. Elle sort sans se méfier quand elle se retrouve face à quatre individus encagoulés et gantés. Sur le coup, elle pense à une plaisanterie de mauvais goût faite par des jeunes de cette commune de 700 âmes. Elle s'aventure même à essayer de soulever une des cagoules. Les malfrats la bousculent et la pressent armes au poing : deux pistolets, un couteau et un extincteur (peut-être pour effacer toute trace de leur passage), de rentrer dans la maison. Sa mère Louise est levée. Les malfaiteurs donnent le ton, d'entrée. Ils exigent de l'argent. Et la sommation se veut sans équivoque. Ils savent manifestement qu'ils vont en trouver.
Paulette, la fille, est violentée. L'un des braqueurs la frappe, un coup-de-poing asséné au visage qui la déstabilise. La malheureuse chute en avant et se blesse sur un dossier de chaise. Elle est conduite à l'étage, sa mère est tenue en respect en bas.
L'une et l'autre ligotées avec un puissant adhésif, entravées pieds et mains, voire bâillonnées vers la fin selon la technique du «saucissonnage». Mais comme la victime tarde à donner l'argent contenu dans une caisse et un coffre, les individus s'impatientent. Paulette Laborde réclame ses lunettes, mais les malfrats croient qu'elle cherche à gagner du temps, ils s'en prennent alors à sa mère, molestée aussi. L'un des agresseurs fait glisser la lame d'un couteau sur la phalange de l'aïeule qui garde une estafilade et il menace de la sectionner entièrement si sa fille ne s'exécute pas plus rapidement. Avides d'argent, l'un des complices va chercher un démonte-pneu en guise d'outil. L'argent empoché, près de 2 500 euros en liquide, le quatuor se replie et part à pied. Paulette parvient à défaire ses liens. Un plan épervier a été déclenché. L'enquête est confiée aux gendarmes de la section de recherches d'Agen qui multipliaient hier constatations et auditions.
Admises aux urgences hier, la mère est choquée, la fille a reçu six points de suture à la lèvre et souffre de la machoire. Elles seront examinées aujourd'hui par un légiste. Les victimes avaient été cambriolées voilà huit mois en pleine journée alors que Paulette était au marché. Des armes, des bijoux et sa voiture retrouvée à la frontière espagnole. Quatre hommes avaient été arrêtés et jugés.
Paulette s'est occupée d'organiser le réveillon du 31 qui a rassemblé 200 convives à la salle des fêtes. Peut-être les auteurs espéraient t-ils à tort, récupérer aussi la recette ? C.St-.P.
Le village est atterré sur fond de début de psychose. Commerçants et employés du service public craignent d'être la cible d'attaque. « C'est très inquiétant pour nos campagnes profondes », s'alarme Raymond Soucaret, sénateur honoraire et maire de Francescas qui égrène les commerces visités, mais son bourg était encore à la veille de faits d'une telle gravité. Il s'est rendu à la première heure chez son adjointe pour s'enquérir de sa santé. Paulette, c'est 18 ans de vie municipale comme conseillère puis adjointe. Et elle s'apprête à briguer la place de suppléante du conseiller général sortant. Le premier édile de la cité sait mieux que quiconque que Paulette et sa mère sont des femmes courageuses mais il a peur que le moral retombe dès qu'elles vont réaliser. Hier elles appréhendaient un peu de se retrouver dans la maison. Les premiers voisins, des proches parents, sont à 300 mètres. Des habitants ont déjà manifesté l'intention de les soutenir. Une dame propose de leur porter du bouillon, une femme chauffeur de car les a conduites hier à l'hôpital. Marie-José, l'épicière, est toute retournée : « Paulette, elle rend service à tout le monde, elle s'occupe de la ville, du basket, du comité des fêtes, du syndicat d'initiative. Elle est beaucoup aimée à Francescas. Depuis ce matin, on ne parle que de ça. Et puis sa mère est tellement brave, elle vous donnerait sa chemise. Paulette, vous pouvez l'appeler à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, elle est toujours prête à aider son prochain. Je les plains les pauvres… ».
Une femme généreuse, unanimement décrite comme totalement dévouée pour son village. « Dès que quelqu'un du coin est malade, elle emmène la famille à l'hôpital ». C'est elle qui hier matin après le réveillon de la Saint-Sylvestre devait encore aller nettoyer la salle des fêtes avec d'autres bénévoles, ramener des nappes au restaurant de la commune… Des femmes au grand cœur mais dotées d'un caractère trempé comme le forge bien souvent la terre : « elle sait taper du poing sur la table si besoin, note encore l'épicière, et elle sait reconnaître les profiteurs ».
Les agressions de personnes âgées se multiplient dans le département. En revanche, les vols avec violence identiques à celui de Francescas sont - c'est une chance, assez rares. Une nuit de Saint Sylvestre, le 31 décembre 2002, deux frères sexagénaires et leur mère âgée de 93 ans avaient été violentés dans leur maison de Cancon par trois hommes encagoulés et armés d'un fusil de chasse à canon scié. Le trio usait de menaces, d'intimidation et d'une débauche de violences. Les quatre braqueurs (le quatrième attendait dans la voiture) contraignaient l'un des frères à s'allonger par terre et le rossaient dès qu'il bougeait. Ils lui avaient attaché les mains dans le dos, face contre sol, puis lui ligotaient les pieds. Les individus étaient ensuite allés chercher la mère âgée de 93 ans pour l'obliger à donner de l'argent. Elle leur donnait 5 malheureux euros en sa possession et était attachée sur une chaise avec des collants. En octobre 2005, les quatre agresseurs s'étaient assis dans le box pour leur procès aux assises. Plus récemment, un couple de retraités avait été agressé dans un pavillon isolé à Monbuscq au Passage et un chef d'entreprise avait lui aussi été attaqué avec sa femme dans leur résidence de Boé.
oui ! si la justice était plus sévère il y aurait moins de ces mauvais coup . Mais il faut aussi que la punition sois moins sévère quand il n'y a pas mort d'homme , sinon ils vont tuer tout le monde pour diminuer le risque de se faire prendre
Alerter le modérateur | Voir profil
1. Remplir correctement les cases ci-dessous.
2. Validez le mail de confirmation envoyé dans votre boite mail.

Erreur médicale : « J'ai cru que mon fils allait mourir »
Le sud paralysé par la neige, le reste de la France tremble de froid, 2 sans-abri morts
Envoyez vos vœux 2009 avec ladepeche.fr


Gaza. Tragédie à l'écoleQuarante-trois personnes ont été tuées hier dans une école gérée par l'ONU, au nord de la bande de Gaza. Une frappe particulièrement sanglante qui... Immobilier : jusqu'à 10 % de baisse pour le prix de l'ancienLes prix des logements anciens, qui ont commencé à reculer en 2008 pour la première fois depuis une dizaine d'années, vont accentuer leur baisse en... Vers la fin du juge d'instruction ?Vers la fin des juges d'instruction : c'est ce que doit annoncer Nicolas Sarkozy aujourd'hui, lors de la rentrée solennelle de la cour de... La Salvetat- Saint-Gilles. Des aménagements sur la ZAC de TaureParmi les lots vendus à des entreprises sur la ZAC de Taure située à la sortie du village en direction de Colomiers, nombre d'entre elles... Un gel moussant pour bébé "bio" interdit à la venteL'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a décidé la suspension de la... Soldes d'hiver : acheter en ligne en toute sécuritéLes cyber-acheteurs sont de plus en plus nombreux chaque année. A l'occasion des soldes d'hiver, lancée le 7 janvier prochain, voici quelques... Pour l'ex toulousain, Stopyra, « Gignac est exemplaire »Abonné (discret) de la tribune Nord du TFC depuis qu'il dirige le centre fédéral de préformation de Castelmaurou, Yannick Stopyra (48 ans ce... Castres olympique : l'opération maintien est lancée13e avant la trêve, le Castres olympique a bien débuté son opération maintien avec un bon match nul obtenu à Bayonne. Mais à douze journées de la... |

| IMMO | |
![]() |
Aujourd'hui 125 logements en vente dans la région.
|
| EMPLOI | |
![]() |
Aujourd'hui offres à pourvoir sur Midi-Pyrénées. |
| AUTO | |
![]() |
Aujourd'hui 5060 véhicules à vendre dans la région. |

|

La justice doit être dure et ferme et faire des exemples pour faire comprendre à ce genre d’individu ce qu’elle risque si on commet de tels actes.
Alerter le modérateur | Voir profil