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La mobilisation sociale a atteint un pic mardi en France, avec une grève simultanée des fonctionnaires et des cheminots, mais le président Nicolas Sarkozy a affiché sa détermination à poursuivre son programme de réformes et à ne pas "céder".Evénement
Des manifestations contre la politique de M. Sarkozy ont réuni des centaines de milliers de personnes dans de nombreuses villes de France, où 148 défilés ont été dénombrés. A Paris, entre 30.000 et 70.000 personnes ont manifesté derrière une banderole proclamant: "Ensemble pour les salaires, l'emploi et les services publics".
Des centaines de milliers de fonctionnaires ont cessé le travail et rejoint pour une journée les cheminots en grève depuis une semaine, alors que la moitié des universités sont elles aussi touchées par un mouvement de contestation.
Le mouvement des fonctionnaires a été particulièrement suivi dans l'éducation avec 39% de grévistes, selon le gouvernement, et plus de 60% selon les syndicats. De nombreuses écoles sont restées fermées.
Dans sa première intervention publique depuis le début du conflit dans les transports, M. Sarkozy a insisté sur le "besoin de réformes", qui ont selon lui "trop tardé".
"On ne cèdera pas et on ne reculera pas", a-t-il asséné, notamment sur la réforme des régimes spéciaux de retraite au coeur du conflit dans les transports et dont il a fait une question "d'équité" entre Français.
Longtemps reportée, cette réforme vise à allonger la durée de cotisations de 37,5 à 40 ans pour aligner certaines professions, comme les cheminots, sur le régime général.
"C'est une véritable rupture qui est devenue nécessaire pour empêcher le déclin", a plaidé M. Sarkozy, en estimant qu'il avait reçu un mandat des Français pour réformer le pays en profondeur.
Il a appelé à la fin du mouvement dans les transports, à la veille de l'ouverture de négociations avec les syndicats dans les chemins de fer (SNCF) et le métro parisien destinées à débloquer le conflit.
"Il faut savoir terminer une grève lorsque s'ouvre le temps de la discussion", a lancé le président français, qui a reproché aux grévistes d'avoir pris des millions de Français "en otage".
Aux fonctionnaires, qui manifestaient au même moment contre la suppression de postes et la baisse de leur pouvoir d'achat, il a promis qu'il prendrait bientôt "d'autres initiatives pour répondre à l'angoissante question du pouvoir d'achat, de la croissance et de l'emploi".
Leur mouvement était soutenu par une majorité de Français (53% selon un récent sondage), contrairement à celui des cheminots qui est impopulaire.
Le gouvernement, qui a chiffré le coût de la grève dans les transports à plus de 300 millions d'euros par jour, espérait que ce "mardi noir" marquerait le point culminant de la mobilisation sociale avant l'ouverture des négociations mercredi.
Mardi, le trafic dans le métro parisien et à la SNCF est resté très perturbé, avec environ un TGV sur deux et très peu de trains de banlieues. La situation devait encore être difficile mercredi, tandis que l'exaspération des usagers s'amplifie.
M. Sarkozy, dont la cote de popularité commence à s'effriter, a semblé parier sur une division des syndicats et sur l'essouflement de la grève (27% suivaient le mouvement mardi, selon la SNCF).
La plupart des syndicats ont fait part de leur volonté de négocier mais ils sont confrontés à un noyau dur de militants, comme à la CGT, qui vont parfois jusqu'à bloquer les voies et se disent déterminés à poursuivre la grève sans concession majeure du gouvernement.
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Eh bien si le noyau dur (Sud notamment, mais aussi la CGT) veut bloquer les voies (comme ça a déjà été le cas à Toulouse) ou saboter des installations (Saint-Lazare avant-hier, voies TGV cette nuit) ou encore insulter la CFDT et son secrétaire général François Chérèque, il n'y a qu'à envoyer les forces de l'ordre pour les dégager manu militari car ce ne sont que des voyous. Tout le monde le sait. Force est donc et doit rester à la loi. Assez déconné maintenant.
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